La mise en discours du savoir orthographique dans les manuels, dans les interactions en classes et dans les affichages didactiques

Colloque du CRIFPE
Communication orale
Thème(s)
Agir comme professionnel de l'enseignement : le travail
Résumé
Nous nous demandons dans quelle mesure le discours scolaire (interaction, manuel, affichage) permet d’accéder aux conceptions et aux représentations de la langue française et de son enseignement afin de renseigner les pratiques didactiques. Notre objectif de recherche vise à caractériser le discours mobilisé lorsqu’on traite de l’étude de la langue : Ce qui est discursivement présent vise-t-il le fonctionnement de la langue ou les procédures mobilisées ? Qu’en est-il du métalangage ? Quelle est la part d’implicite dans ces moments de construction de savoirs ? Le protocole de recueil de données s’est déployé dans 40 classes de cycle 3 à partir de 5 manuels, 518 affichages et de l’analyse de 90h de verbatim d’interactions de classe. Les catégories d’analyse retenues permettent de distinguer les ressources discursives mobilisées pour raisonner sur la langue selon qu’elles visent l’identification, les procédures ou les régularités de la langue. Les résultats montrent que les interactions mettent davantage l’accent sur la recherche de la forme correcte tandis que les affichages priorisent les procédures à mobiliser alors que les manuels s’appuient davantage sur les règles et contre-exemples. Des analyses plus fines permettent d’identifier des variations au sein d’un même support.
Auteur(s)
Belinda Gwozdz
INSPE - Université Paris Est-Créteil - France

Belinda Lavieu-Gwozdz est maître de conférences en sciences du langage à l’ESPE de Créteil-UPEC (Université paris Est Créteil) et mène ses recherches au sein du laboratoire CIRCEFT (Centre interdisciplinaire de recherche, culture, éducation, formation, travail - EA 4384). Ses activités de recherche se déclinent en quatre axes de recherche, qui sont traversés par un questionnement commun, qui concerne le rôle du langage dans les apprentissages. Le premier vise à décrire formellement la manière dont les étudiants –futurs professeurs des écoles- se représentent et mobilisent les outils et les procédures orthographiques et grammaticales (TAO,DAFEM). Le second interroge le dialogue scolaire dans des séances de classe pour mieux comprendre les conditions de réussite et la manière dont se développent les significations et malentendus (discolaire, Rep +, TAO). Le troisième axe concerne l’étude des supports d’apprentissage proposés aux élèves en classe et le rôle que jouent ces supports dans l’accroissement des inégalités scolaires (support composite) Enfin, le quatrième axe concerne les écrits d’élèves et d’étudiants.

Thierry Pagnier
Université Paris-Est-Créteil - France

Maître de Conférences en sciences du langage à l’INSPE de Créteil-UPEC (Université Paris-Est Créteil) Laboratoire CIRCEFT EA 4384 Centre interdisciplinaire de recherche, culture, éducation, formation, travail Les recherches engagées depuis 2014 sur la co-construction des inégalités scolaires s’articulent autour de deux axes à partir d’un ancrage en sociolinguistique : Le premier axe interroge la co-construction des inégalités scolaires en s’intéressant au discours enseignant et à la manière dont les élèves s’emparent de manières différenciées des situations scolaires. Une attention particulière est portée au texte de savoir, à son élaboration, à ses caractéristiques linguistiques et à l’explicitation des enjeux d’apprentissage en s’intéressant spécifiquement au processus de nomination. (TAO, Discolaire) Le second axe se situe à l’articulation entre didactique du français, sociolinguistique et sociologie de l’éducation en interrogeant la manière dont les étudiants futurs professeurs se représentent et mobilisent les outils et procédures grammaticales. (TAO, DAFEM).

Séance
C-J205
Heure
2022-05-05 9 h 50
Durée
25 minutes
Salle
513f